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La veille des médias sociaux: un travail pour des machines?

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Constat: La Vérité avec un grand V sur l’état des médias sociaux en entreprise

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La veille des médias sociaux: un travail pour des machines?

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J’ai décidé de me remettre sérieusement à bloguer (Ce n’est pas une promesse d’alcoolique cette fois) parce que, tout simplement, j’ai l’impression que j’ai quelque chose à dire, et que ce blogue est un excellent exutoire et brainstorm individuel qui me permet de mettre mes idées sur papier et de les clarifier, ce qui fait que j’ai l’impression de savoir de quoi je parle, lorsque ce sujet vient à la conversation.

Acuity 4 Social

Bref, pour en revenir au sujet, j’ai assisté le mois dernier à une conférence de presse de la compagnie Voxco qui lançait la plate-forme Acuity 4 Social (Un très beau nom qui mélange les mots et les chiffres comme les adolescents branchés le font par SMS). Outre un nom vide de sens, cette plate-forme propose quelque chose qui semble intéressant. Elle va patrouiller les Internets à la recherche de toute mention de votre marque,  analyser si le langage utilisé par l’internaute a une connotation positive ou négative, et vous en informer. Par exemple, les gestionnaires de chez Acuity 4 Social recevront, lorsque j’appuierai sur SEND, une belle notification qui leur dira qu’un article a été publié, et qui mentionnerai peut-être que j’ai utilisé des mots comme:”pertinent, rentable, aubaine”. Bon, je simplifies, car les outils sont plus perfectionnés et décodent, ou du moins essaient de décoder les structures de phrase afin de bien saisir l’humeur générale du texte.

Essentiellement, ça semble utile pour faciliter la vie des gestionnaires et des responsables des médias sociaux. Il faut toutefois se poser la question, est-ce vraiment pertinent?

Un investissement rentable?

Je peux très bien comprendre que dans une multinationale, ça peut être pertinent et rentable de débourser une somme probablement astronomique (le fait qu’ils aient refusé de divulguer le prix en disant que c’était du cas-par-cas ne présage pas une aubaine) pour avoir un classement des mentions et pouvoir les observer selon certains mots-clés. Des Google Alerts fonctionnent en général très bien pour avertir des articles et commentaires sur l’entreprise lorsqu’il ne s’agit pas d’une multinationale.

Revenons toutefois à la réalité dans laquelle nous vivons, nous, gestionnaires de communautés. Ceux qui ont a gérer des marques internationales sont une minorité. La plupart d’entre nous gèrent des comptes où le mouvement peut être parfois rapide, mais jamais hors de la portée d’une veille effectuée par un être humain. Des logiciels comme ceux-ci coûtent tellement cher que plusieurs n’auront jamais l’opportunité de s’en servir, ou même n’en verront la rentabilité. Le nombre limité de gestionnaires qui utilisent de telles plate-formes fut bien représenté par l’assistance à la conférence de presse. J’étais le seul “professionnel” du web, les 5 autres personnes présentes étant des journalistes pour divers médias.

Laissons les robots nous psychanalyser!

Et, pour en venir au point principal de cet article, je comprends très bien que ces logiciels puissent économiser du travail, mais au final, est-ce vraiment responsable que de laisser l’analyse du langage à une machine? Lorsque les gens écrivent, que ce soit des commentaires sur un blogue, ou des tweets, ils laissent transparaître des émotions, des sentiments. Devons nous faire confiance à un langage de programmation afin qu’il comprenne les subtilités du langage humain?

L’automatisation de la veille des médias sociaux, à mon avis, enlève ce qu’il y a de “social” et de “relationnel” dans le Web 2.0, et j’espère sincèrement que cela ne deviendra pas une norme. Si cela arrive, je commencerai à douter de la pertinence de mon métier.

Et, je dois l’avouer, je crains profondément les Skynet et Hal 9000 de ce monde.

Note: Si un BOT retweet cet article, je vais sérieusement commencer à avoir peur.

 

Constat: La Vérité avec un grand V sur l’état des médias sociaux en entreprise

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AVERTISSEMENT: Le titre ne se voulait qu’une manière d’attirer votre attention vers ce billet qui aurait sinon passé sous votre radar sans que vous ne lui portiez la moindre attention. Il ne se veut en rien une référence. Si vous avez cliqué sur ce lien en espérant une Vérité, bonne chance, elle n’existe pas, et n’existera probablement jamais. Je vous souhaite la meilleure des chances et une grande persévérance dans votre quête du Graal qui n’aboutira probablement jamais. </avertissement>

Je ressuscite mon blogue, inanimé depuis déjà quelques mois, pour faire un constat. Depuis maintenant 2 mois, je suis en stage auprès de CamilleDg en stratégie sur les médias sociaux. Depuis, j’ai pu remarquer, en général, l’image qu’ont les médias sociaux pour les gestionnaires d’entreprise. Je suis loin d’affirmer que je détiens une vérité absolue, loin de là. Je dirais même que je pose un regard de nouvel arrivant dans le milieu, une constatation peut-être trop en surface, mais bref, je ne me prétends pas expert, alors si vous êtes d’accord, tant mieux, si vous ne l’êtes pas, écrivez-moi des insultes, j’ai le dos large.

Première constatation:

Réaction de certains gestionnaires à l'annonce des frais

Créer un compte Facebook, c’est gratuit. Il en va de même pour Twitter. La petite fille du voisin est capable de créer un compte sur l’un ou l’autre de ces réseaux, alors pourquoi devrait-on payer pour que quelqu’un s’en charge ? C’est la question que semblent se poser les dits gestionnaires. Comme il n’y a pas, ou peu de matériel concret (visuels créés pas un graphiste), les frais que peuvent engendrer une stratégie de marketing sur les réseaux sociaux, ou l’entretien des différentes pages, paraissent trop dispendieux et inutiles. Il est difficile de faire valoir le point qu’une présence sur les réseaux sociaux mal entretenue est plus nuisible que profitable pour l’entreprise, ou qu’une réelle stratégie bien définie peut aider à apporter des fans et une communauté.

Peut-être qu’avec le temps, et une meilleure connaissance, les réseaux sociaux seront perçus aussi utiles et concrets que la publicité traditionnelle, mais pour l’instant, il faut, à chaque fois, bien faire valoir la valeur de ce savoir et du temps nécessaire à l’entretien d’une communauté.

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Deuxième constatation:

À quoi bon tweeter ? Notre clientèle n’a pas envie de savoir ce que l’on mange ou ce qu’on fait.

Beaucoup de gens ont encore une idée préconçue et erronée à propos de Twitter. Ils ne connaissent pas nécessairement l’utilité d’engendrer des conversations avec les internautes, à bâtir une communauté. Ils voient Twitter comme un média plus personnel,  lié au partage de la vie privée plutôt qu’un moteur permettant de créer et d’entretenir une image de marque, ainsi que de développer une relation de communication bilatérale entre l’entreprise et sa clientèle. Encore une fois, il s’agit de montrer de bons exemples, et de bien expliquer sa réelle utilité. Les idées préconçues existent toujours, malgré la popularité croissante du réseau au Québec, et elles sont probablement là pour rester. À nous de les faire changer !

SPAM

Troisième constatation:

Un post par jour ? C’est énorme ! Nos fans vont se désabonner !

La plus grande peur des gestionnaires est d’être perçus comme des spammers, qui bombardent sans arrêt les abonnés de contenu non-pertinent. Ils ne prennent pas en considération que lorsque l’on poste un message, que ce soit sur Facebook, ou surtout sur Twitter, ce n’est qu’une fraction de nos abonnés qui liront le message. Même sur Facebook, peu sont ceux qui remontent loin dans leur feed pour aller lire les anciens messages.

Ils ne réalisent pas non plus que, même si parfois le fait de poser une question sans but précis aux abonnés peut paraître inutile d’un point de vue promotionnel, cela aide à bâtir une communauté, à se présenter comme une entreprise accessible et ouverte aux commentaires.

Quatrième constatation:

Ô mon dieu ! Une critique ! Vite, effaçons-là avant que d’autres la lisent !

La plupart des gens voient les commentaires négatifs postés par leurs abonnés comme un sujet tabou, se devant d’être effacés au plus vite, sous peine de nuire à l’image de l’entreprise. Il est important de considérer que la personne qui a posté ce commentaire, s’il obtient une censure plutôt qu’une réponse, s’en verra profondément choqué, et ira dire à tout son réseau qu’il a été censuré. Au contraire, si nos abonnés voient que l’on sait gérer la critique, que l’on porte assistance aux gens qui ont des problèmes, et que l’on corrige nos erreurs, ils auront une meilleure image de l’entreprise. Le capital-sympathique ne s’en verra que grandi au final.

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En conclusion:

Bref, voilà quelques petites constatations que j’ai faites, en commençant à travailler dans ce milieu. Si vous n’êtes pas d’accord, trouvez que je prétends à des vérités sans fondements ou que vous désirez simplement me dire que vous trouvez mes images non-pertinentes et horriblement mal choisies, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, il me fera un grand plaisir de l’effacer, et de vous censurer. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, comme on dit.

Une pub avec votre vidéo?

Lorsque le contenu en ligne a commencé à gagner en popularité, un des principaux arguments qu’avançaient les adeptes était l’absence de publicité, qui leur permettait d’apprécier leurs séries préférées sans interruption. Toutefois, avec le temps, les différents fournisseurs de ces services se sont rendu compte qu’il y avait de l’argent à faire en vendant de l’espace publicitaire. Vous reconnaîtrez tous ces publicités que l’on peut maintenant voir sur la plupart des des sites qui offrent de la vidéo, que ce soit Tou.tv, Dailymotion ou même Youtube. Ces vidéos se retrouvent régulièrement avant le vidéo demandé (pre-roll), à la fin (post-roll) ou même en plein milieu de votre émission, comme sur Tou.tv (mid-roll). Alors que plusieurs étaient au départ choqués de cette nouvelle incursion publicitaire, la plupart ont fini par s’y faire, tout en en étant profondément insatisfaits.

Toutefois, de nouvelles statistiques ont été émises par Freewheel, l’entreprise responsable de l’affichage de ces publicités sur plusieurs sites très consultés comme Warner, CBS, Discovery et Vevo. Ce rapport nous apprend notamment que le taux de complétion de ces publicités est en hausse, ce qui indique que de moins en moins de gens quittent la page au milieu de la publicité. Vous vous direz peut-être que c’est tout à fait normal car on nous a eu à l’usure, on commence à se dire que comme tous les sites suivent maintenant ce modèle, on n’a plus vraiment le choix.

Cela pourrait peut-être être vrai, mais le rapport démontre aussi que le type de publicité qui a eu la plus grande hausse au niveau du taux de complétion serait le vidéo post-roll. À ce moment, on est pourtant libre de quitter la page pour aller visionner un nouveau vidéo. Cette statistique précise est très intéressante, car elle contredit notre croyance qui dit que les gens détestent profondément la publicité lorsqu’ils visionnent du contenu en ligne mais bon, l’information fournie est trop peu étoffée pour en arriver à de réelles conclusions. On ne sait pas si ces statistiques viennent d’un site qui présente ses vidéos en boucle, ce qui expliquerait pourquoi les gens restent jusqu’à la fin de la publicité, car ils attendent le prochain clip. On ne sait pas non plus si les pages dans lesquelles sont intégrées les vidéos contiennent d’autre contenu, que ce soit des photos, un article, ou d’autres vidéos, et qui pourrait donc faire que les gens laisseraient rouler la vidéo, mais seraient à ce moment ailleurs sur la page et donc non-attentifs au message publicitaire.

Graphique FreeWheel

Un autre modèle intéressant, qui correspond mieux à ma vision, est le modèle Youtube. Ils ont commencé, dès le mois de juin, à présenter des publicités avant certains vidéos, mais avec la possibilité de les interrompre et d’aller directement à la vidéo, contrairement à la plupart des sites qui ne permettent même pas de les mettre en pause, et donc encore moins de les sauter. L’avantage du modèle Youtube est, à mon avis, une certaine forme d’écrémage. Si une publicité est mauvaise, personne ne la regardera, mais si on réussit à piquer la curiosité du spectateur dans les premières secondes, et si on réalise une vidéo intéressante et originale, elle sera visionnée. Ma pensée est peut-être élitiste, mais je crois que de laisser la possibilité aux gens de regarder une publicité ou non fait ressortir les meilleures publicités et envoie aux annonceurs des mauvaises le message qu’ils doivent faire un effort supplémentaire.

Personnellement, bien que j’aime avoir mon contenu maintenant et tout de suite, je suis parfaitement conscient du fait que si je veux cette gratuité, la publicité est la manière la plus courante et la plus efficace de la permettre. J’aime mieux avoir accès à un épisode d’une série en étant exposé à 3 minutes de publicité que de payer 3$ pour pouvoir la visionner, sur un nombre restreint de périphériques qui me fait sentir que bien que j’ai payé pour l’épisode en question, il ne m’appartient pas. *Toux* Itunes *Toux*

De plus, certains annonceurs profitent de la liberté qu’offrent les internets comparativement à la télévision et débordent sur le reste de l’écran pour présenter une publicité vraiment originale, comme l’a fait, entre autres, Nintendo pour son jeu Wario Land: Shake It. Bref, j’aime la pub en ligne lorsque bien faite.
Vous, qu’en pensez-vous ? La trouvez-vous envahissante ?